GPC Operations Cell: gpc[at]unhcr.org
Gender-Based Violence: chase[at]unfpa.org
Child Protection: rpouwels[at]unicef.org
Housing, Land and Property: jim.robinson[at]nrc.no
Mine Action: unmasgeneva[at]un.org
En mars 2026, la dynamique du conflit et l’insécurité ont maintenu une pression élevée sur la protection des civils, avec une combinaison de violences armées, violations des droits humains et tensions intercommunautaires. Les civils restent la cible principale, à travers des homicides, enlèvements, pillages, arrestations arbitraires, et des risques accrus de Violences Basées sur le Genre (VBG), dans un contexte où les mouvements de population (déplacements/retours) se font souvent sans garanties de sécurité. Parallèlement, la présence de restes explosifs de guerre (REG) continue d’exposer surtout les enfants à des blessures/décès et peut restreindre la mobilité vers les champs et axes vitaux.
En Ituri, les données de monitoring indiquent une hausse notable des violations (+43% dans les zones couvertes), avec une menace persistante des ADF (Irumu/Mambasa) et une forte vulnérabilité autour des sites (Djugu), où des incidents graves sont rapportés, y compris dans/aux abords des sites de déplacés.
Dans le Nord-Kivu, des signaux de “retrait” de l’AFC/M23 de certaines localités ne se sont pas traduits par une amélioration de la situation : les espaces “libérés” ont été rapidement réoccupés par d’autres acteurs armés. De graves incidents de protection et des actes de représailles ont été rapportés au courant de ces mouvements de retrait/réoccupation.
Au Sud-Kivu, les violents affrontements, y compris l’usage des drones et autres armes lourdes autour d’Uvira et dans les Hauts Plateaux de Fizi s’accompagne de plusieurs violations (enlèvements, meurtres, viols, travaux forcés), de nouveaux mouvements forcés de population et un blocus humanitaire autour de la zone de Minembwe.
Le Tanganyika présente un profil d’incidents dominé par l’insécurité urbaine, des actes de criminalité armée, la montée de la justice expéditive, ainsi que des pratiques d’extorsion/taxation illégale et des entraves à la circulation en zones rurales. Des cas de pillages et d’arrestations arbitraires rapportés renforcent le risque de défiance entre communautés et acteurs étatiques.
Dans l’Ouest (Mai-Ndombe, Kwango, Kwilu) et à Kinshasa (Maluku), la tendance est à une pacification incomplète : malgré des redditions et remises d’armes, certaines factions Mobondo restent actives ou se reconfigurent, avec des exactions, pressions sur les communautés. Des tensions communautaires au Kwilu affectent la cohésion sociale, y compris l’accès à l’école pour beaucoup d’enfants.